Spectacle

Liberté à Brême

Cédric Gourmelon

Repères

Présentation

Présentation

Dans l’Allemagne conservatrice du XVIIIème siècle, Geesche, issue de la petite bourgeoisie, n’a aucune liberté. Brutalisée par son mari, sans cesse dévalorisée, sa vie semble toute tracée à la place qui, en tant que femme, lui a été assignée dès sa naissance. Alors, quand la mort frappe étrangement ses oppresseurs, s’agit-il vraiment d’une «malédiction» ? Cédric Gourmelon met en scène cette pièce explosive et irrespectueuse de Fassbinder, qui bouscule les codes de la représentation et interroge les fondements de notre société et de sa morale. Qui est la victime ? Qui est le bourreau ?

Fassbinder a écrit Liberté à Brême en s’inspirant d’un fait divers. Au XVIIIème siècle, Geesche Gottfried semblait être victime d’une étrange «malédiction» : ses proches mouraient les uns après les autres. Elle est devenue une figure locale, on la surnommait «l’Ange de Brême», parce que, malgré toutes ces épreuves, elle trouvait toujours la force d’accompagner ces gens dans la mort, d’être à leur chevet, dévouée jusqu’à la fin. Quand on a découvert qu’elle les avait tous empoisonnés, il y a eu une telle haine contre elle qu’elle a été exécutée en place publique. Il reste, à Brême, à l’endroit de son exécution devant la cathédrale Saint-Pierre, un carré incrusté dans le sol, sur lequel les gens avaient coutume de cracher.

C’est le point de départ de Fassbinder. Mais ce qui l’intéresse n’est évidemment pas d’écrire une «pièce d’époque». Il semble interroger avec ironie ce que «liberté» veut dire, de tout temps.

Il écrit cette pièce explosive pour bousculer les codes d’une société d’apparence paisible mais qui porte en elle tous les germes du «fascisme ordinaire», dans ce qu’elle comporte d’interdiction, de hiérarchie, d’oppression, sous couvert de «moralité».

Qu’est-ce que la morale ? Ce qui est passionnant, c’est l’empathie qu’il suscite vis-à-vis du personnage de Geesche, qu’on trouve injustement traitée, niée, contrainte, et qui s’avère être une tueuse en série.

Distribution et équipes

De Rainer Werner Fassbinder • Traduction : Philippe Ivernel
Mise en scène : Cédric Gourmelon
Avec : Valérie Dréville, Gaël Baron, Guillaume Cantillon, Christian Drillaud, Nathalie Kousnetzoff, Adrien Michaux, François Tizon, Gérard Watkins
Assistanat à la mise en scène : Guillaume Gatteau
Travail sur le corps : Isabelle Kürzi • Chant : Soazig Grégoire • Scénographie : Mathieu Lorry Dupuy • Costumes : Cidalia Da Costa • Assistante costumes : Sylvie Barras • Maquillage, coiffure : Catherine Bloquère • Lumières : Marie-Christine Soma • Son : Antoine Pinçon • Régie générale : Eric Corlay • Régie lumière : Rodrigue Bernard et Eric Corlay • Régie plateau : François Villain
Construction des décors : Ateliers du Théâtre National de Strasbourg
Administration de production : Morgann Cantin • Attachée de presse : Nicole Czarniak

Partenaires

Production déléguée : Réseau Lilas
Coproduction : Théâtre National de Strasbourg • Théâtre National de Bretagne • Théâtre de Lorient - Centre Dramatique National • Comédie de Béthune - Centre Dramatique National • Le Quartz - Scène Nationale de Brest
Avec le soutien de : T2G centre dramatique national de Gennevilliers • le Théâtre Cinéma de Choisy-le-Roi - Scène conventionnée d'intérêt national pour la diversité linguistique et la Spedidam

Fiche actualisée le 09/12/2019
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